Le nordic walking se caractérise par le poussé du bras une fois franchie la hanche par la main arrière. Ce poussé se fait sur la dragonne, main ouverte. Si l’on ne pousse pas, autant faire de la balade avec des bâtons en Alu, et alors ce n’est plus du nordic walking. Ça, c’est connu.
Ce qui l’est moins c’est la nécessaire torsion du bien-nommé « torse ». En poussant la main droite (par ex.), l’épaule droite doit s’ouvrir vers l’arrière. Faites-le, vous verrez, ce n’est pas naturel. Beaucoup poussent très fort et bloquent le torse pour ce faire. Ouvrir l’épaule sans tourner la tête puis et pousser avec le triceps.
Là où ça se complique, c’est qu’au moment où l’on repousse la main en arrière, la jambe droite – du même côté – termine la foulée … vers l’avant en ramenant le pied droit dans l’axe de la marche. Ceci crée une légère rotation du bassin inverse de l’ouverture arrière de l’épaule.
Ce déhanchement permet de ne pas faire travailler les genoux en rotation, ce qui peut amener rapidement des blessures. Tom Rutlin et d’autres supposent que cette légère rotation du torse est ce qui rend le marcheur de bonne humeur. Des études neurologiques sont en cours. Quoiqu’il en soit, ne bombez pas le torse, faites rouler les épaules !
Nous voyons bien ce mouvement de torsion sur la peinture de Bacchus de l'école de Léonard de Vinci au Louvre, avec son traditionnel bâton surmonté d'un bouquet de feuilles nommé thyrse. Il semble même que son index indique l'épaule ! © Le Louvre

Nous commençons aujourd’hui une série - probablement interminable - d’articles sur les techniques du Nordic Walking. Elles seront indexées dans une catégorie 'Technique' pour consultation ultérieure.